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Une decription brève du métier du statisticien selon la Société Française De la Statistique
STATISTICIEN : un métier varié... :
L'information, qu'elle soit quantitative ou qualitative, est aujourd'hui l'élément
clef de toute prise de décision et, à ce titre, elle n'a jamais
suscité autant de " passions ". La science statistique permet
alors d'apporter des réponses objectives aux questions stratégiques
que se posent les acteurs économiques et politiques. Prenons quelques
exemples pour illustrer la diversité et l'importance des travaux que
peuvent conduire les statisticiens :
Etude de la sûreté de fonctionnement d'une centrale nucléaire,
Evaluation des conséquences sur l'environnement et notamment sur la qualité
de l'air et de l'eau d'une utilisation intensive de pesticides,
Analyse de l'impact sur l'état de santé de la consommation quotidienne
de drogues (alcool, tabac, cannabis…),
Mesure de la croissance économique et effet sur le niveau du chômage,
Détection et pistage d'une cible dans un contexte de fausses alarmes
nombreuses,
Analyse de la demande des consommateurs en produits et services,
Création d'un outil informatique de validation et de suivi de scores,
Prévision de pics d'ozone dans les zones urbaines,
Mesure du risque de non fidélisation de la clientèle d'une banque,
Elaboration d'une méthode de détection des gènes ralentissant
l'évolution d'une maladie,
Détermination de la population - cible d'une campagne marketing,
Conception et réalisation d'un service d'aide au marketing destiné
à la vente en ligne,
Evaluation du risque de malformations congénitales chez les femmes enceintes
domiciliées à proximité d'un incinérateur d'ordures
ménagères,
Conception et implémentation d'un classifieur automatique de flux vidéo,
Prévision de la durée de vie d'un climatiseur de voiture,
Modélisation d'un ciblage de clientèle à l'aide d'outils
de datamining,
Validation d'une échelle de qualité de vie pour les malades schizophrènes…
Tous ces travaux qui ne représentent qu'une partie infime
des missions qui peuvent être confiées à des statisticiens
reposent sur une même science. Leur thématique montre bien le caractère
décisionnel qui sera donné aux préconisations remises dans
les rapports.
Des domaines d'activité très nombreux :
Posséder une compétence reconnue en statistique
permet de travailler dans la plupart des secteurs et des domaines d'activité
et de recherche. Il peut s'agir de :
L'agriculture et l'industrie agroalimentaire
L'assurance
L'astronomie
La biologie
La chimie
L'éducation
L'environnement
L'épidémiologie
La fiabilité
La finance
La génétique
L'informatique
L'informatique décisionnelle
Le marketing
La médecine
La pharmacologie
La physique
La production
La psychologie
La qualité
La santé publique
Les sciences sociales
La science politique
La sociologie
Le sport
Les télécommunications
La zoologie…
Quelques métiers pour les statisticiens :
Le caractère transversal de la discipline statistique permet aussi au
statisticien d'exporter ses compétences dans presque toutes les fonctions
de l'entreprise. C'est ainsi qu'après avoir mis ses compétences
au service de la direction marketing d'une grande enseigne de la distribution,
le statisticien peut s'orienter vers l'industrie automobile où il effectuera
des études de sûreté de fonctionnement sur les chaînes
de production ou l'industrie pharmaceutique pour y réaliser les essais
cliniques préalables à toute mise sur le marché de nouveaux
médicaments.
Biostatisticien
Dans le cadre du développement d'un nouveau médicament
par un Laboratoire pharmaceutique, le biostatisticien est chargé de collaborer
avec les cliniciens pour tous les essais cliniques depuis la mise au point du
protocole jusqu'à l'analyse des données. L'autorisation de mise
sur le marché d'un nouveau médicament est subordonnée à
la remise aux autorités de tutelle, en l'occurrence l'Agence Française
de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS),
d'un dossier technique comportant trois phases de développement obligatoires.
En général, il intervient dès la première phase
(administration de médicaments sur sujets sains) et analyse tous les
essais réalisés sur l'homme. Les données (socio-démographiques,
biologiques, cliniques, sémiologiques...) collectées à
l'aide des cahiers d'observation utilisés par les praticiens sont étudiées
dans le département biostatistique après validation par le département
data-management. Les résultats sont ensuite consignés dans un
rapport communiqué à l'équipe de recherche clinique du
laboratoire. Le résultat de ce travail est très concret et très
valorisant puisqu'il s'agit au final de la mise sur le marché d'un nouveau
médicament.
Le statisticien de l'assureur
L'actuaire est au coeur du métier d'assureur : il évalue
les risques et examine les conséquences financières des comptes
futurs. Il doit avoir une vision globale et prospective de l'activité
des produits de sa société. Il se fonde sur ses chiffres et sa
rigueur de scientifique. Il synthétise à lui seul les différents
métiers d'une société d'assurance. C'est un expert qualifié
et à ce titre n'a pas droit à l'erreur : rigueur et efficacité
sont les maîtres mots. Sa responsabilité : le passif du bilan,
la tarification, les mesures d'engagement, le respect de la réglementation.
A partir de là, il mène un suivi de la rentabilité réalisée
et prévisionnelle. Au centre de la compréhension des mécanismes
qui sous tendent l'activité, l'actuaire a tous les atouts pour évoluer
dans un métier qui s'internationalise. L'actuariat est un socle sur lequel
se façonne une personnalité.
Le statisticien du financier
Le métier d'actuaire est aussi vieux que le métier
d'assureur ; l'un ne va pas sans l'autre. Mais depuis une quinzaine d'années,
les actuaires ont investi les secteurs de la banque et de la finance. Experts
du risque, ils sont des acteurs essentiels pour évaluer les prix des
produits de plus en plus complexes que recherchent les clients des marchés
financiers. Ils conseillent des entreprises qui n'ont pas d'actuaires en interne.
Leur métier se situe au carrefour de l'informatique, où naissent
chaque jour des outils performants, et du traitement des données qui
sont toujours plus nombreuses et de plus en plus fiables et précises.
Ainsi, ils sont capables de définir et recommander à leurs clients
des stratégies de comportement concernant des produits complexes : produits
dérivés, options de changes ou de titres par exemple. Grâce
à leur expertise sur l'évaluation de ces produits, ils prescrivent
l'achat, ou la vente. Les métiers de la finance offrent de belles carrières
aux matheux. La maîtrise de la technicité des outils et des représentations
statistiques n'a pas fini d'évoluer : la demande de tels experts sera
toujours très forte.
Statisticien industriel
La sûreté de fonctionnement est une exigence industrielle.
La prévision des événements indésirables dans un
processus de production est un domaine important de la statistique : la fiabilité.
Le fiabiliste, statisticien d'origine doit comprendre (comment ça marche
et comment ça tombe en panne), modéliser et calculer (les probabilités
d'occurrence des événements non désirés), identifier
et hiérarchiser (les scénarios et les actions les plus efficaces
en terme de rentabilité). La clef de voûte de tout ce système
est bien entendu constitué par les données numériques de
base (taux de défaillance, de réparation...) collectées
à partir des retours d'expériences et utilisées pour alimenter
les modèles probabilistes. Il faut cependant reconnaître que les
données recueillies concernant les études de sûreté
sont rares, éparses et incomplètes. Il devient alors indispensable
d'utiliser une méthodologie adaptée aux problèmes de sécurité
comme le traitement des données manquantes, l'utilisation des méthodes
bayésiennes, la collecte de données en cycle de vie... Evaluer
le futur probable sur les acquis du passé, telle est la quête du
statisticien fiabiliste.
Le statisticien de l'industrie
automobile
Si dans le domaine de la fabrication de grande série,
l'utilisation de la statistique est relativement ancienne, son utilisation dans
le secteur de la recherche et du développement est beaucoup plus récente.
Un bon usage de la statistique durant la phase de conception des nouveaux produits
contribue cependant grandement à l'obtention de produits fiables et durables.
En ce qui concerne le domaine de la fiabilité, la statistique intervient
tout d'abord au niveau de l'analyse des retours d'expériences. La connaissance
du point de vue des clients sur la fiabilité des véhicules est
essentielle. Elle permet, à partir de différentes sources d'information
(enquêtes, information après-vente,..), des actions correctives
portant bien sûr sur le produit actuel, mais aussi sur le processus de
développement afin d'éviter de "reconduire" les mêmes
erreurs sur les productions futures.
La statistique intervient également durant la conception
d'un nouveau véhicule afin de vérifier que le niveau de fiabilité
souhaité est atteint. On juge la fiabilité d'une nouvelle conception
à partir d'essais réalisés sur un petit nombre de prototypes.
Se pose alors la question du nombre de prototypes nécessaires pour la
validation expérimentale. Les objectifs de fiabilité de plus en
plus ambitieux devraient, selon la logique statistique, conduire à des
échantillons de plus en plus nombreux. Or ceci est tout à fait
incompatible avec la logique industrielle de réduction des délais
et avec les coûts engendrés. Dans ce contexte, les seuls résultats
d'essais ne suffisent plus pour valider la fiabilité d'un nouveau produit.
La prise en compte d'autres informations est alors indispensable : jugements
d'experts ou résultats d'essais obtenus sur des productions antérieures.
Les techniques de la statistique bayésienne permettent de combiner ces
différents types d'information.
"Fabriquer des produits fiables et durables nécessite
la prise en compte de critères de fiabilité dès la phase
de conception. Dans ce but, Génichi Taguchi a introduit depuis une vingtaine
d'années la notion de conception robuste. Il s'agit d'optimiser la définition
d'un produit (ou d'un procédé) de manière à ce qu'il
fonctionne le mieux possible tout au long de sa vie. Cette démarche repose
sur l'hypothèse suivante : si le fonctionnement d'un système est
peu perturbé par les différentes situations qu'il risque de rencontrer,
il a toute chance d'être fiable et durable. La mise en œuvre de cette
démarche s'appuie sur la technique statistique des plans d'expériences
et sur des techniques d'optimisation. Des industriels tant au Japon qu'aux Etats-Unis
(Ford, ITT, NASA, Minolta, Nissan…) utilisent largement cette méthode
; son application en France est beaucoup plus récente.
Statisticien en gestion
de la relation client
Les Banques sont aujourd'hui confrontées à une
concurrence de plus en plus vive et leur stratégie " clientèle
" doit s'adapter aux nouvelles conditions du marché bancaire. Le
coût engendré par l'acquisition de nouveaux clients est tel qu'il
devient parfois plus rentable de fidéliser les anciens clients que de
se consacrer à la " conquête " de nouveaux clients. Les
démarches CRM ou GRC (Customer Relationship Management ou Gestion de
la Relation Client) qui se développent de façon massive dans le
secteur bancaire comme dans bien d'autres secteurs d'activité d'ailleurs
ont pour finalité de mener les opérations de marketing nécessaires
à la fidélisation de la clientèle.
Cependant, ces démarches réclament la mobilisation
d'une partie importante de l'information détenue par une Banque sur ses
clients. Pour pouvoir appréhender correctement et de façon prospective
la décision de départ d'un client, il convient avant tout de rassembler
et d'analyser l'ensemble des informations qui le concerne. Et là, ce
sont bien des compétences statistiques qu'il faut utiliser. L'étude
du phénomène d'attrition (risque de non fidélisation de
la clientèle) a pour but non seulement de décrire et comprendre
le comportement des clients susceptibles de quitter leur Banque mais aussi d'attribuer
une probabilité que cet évènement survienne et si possible
d'en apprécier le terme. Le score d'attrition va donc devoir répondre
à ce triple objectif afin que la Banque puisse réagir à
temps pour " contrarier " ce possible départ. En tenant compte
de la valeur du score d'attrition, plusieurs opérations marketing pourront
ensuite être conduites en direction de ces clients.
Statisticien en géomarketing
En France, les premières études de géomarketing
remontent tout au plus à la fin des années 80. Depuis l'intérêt
de cette technique ne s'est jamais démenti et son marché connaît
une très forte croissance. Le géomarketing permet de connaître,
par superposition d'une grille de lecture des territoires et d'une grille de
lecture des consommateurs, les potentialités locales de consommation
et les différences de comportement des consommateurs afin de segmenter
la demande et cibler les actions commerciales. Aujourd'hui, la plupart des entreprises
des secteurs de la banque, des assurances, de la grande distribution, des transports,
de l'automobile… pratiquent le géomarketing. L'évidente
simplicité des concepts n'est qu'apparente : il s'agit d'un domaine de
très haute technologie du traitement de l'information dont les mots clés
sont : alimentation, gestion, structuration, représentation des données.
Marketing relationnel et géomarketing sont désormais les expressions
modernes d'une entreprise avec son marché. Le nouveau consommateur est
plus exigeant, plus averti et affirme un besoin de relation individualisée.
L'adaptation de l'offre aux besoins locaux, la personnalisation du service qui
entoure l'acte de vente et la relation directe avec le consommateur deviennent
les moyens privilégiés du développement des parts de marchés.
De plus, le marché du géomarketing sera incontestablement stimulé
par les avancées technologiques de l'informatique au nombre desquels
on peut citer : le développement, la disponibilité et l'amélioration
de la qualité des bases de données offrant des vues toujours plus
diversifiées et précises des comportements et rendant cette nouvelle
approche d'autant plus attractive.
Statisticien en gestion
du risque
Depuis plusieurs années dans les Banques, des travaux
sont menés sur la mesure statistique du risque client. Ce travail prend
maintenant une nouvelle dimension avec la réforme du contrôle réglementaire
international entreprise au sein du Comité de Bâle. Dans le domaine
bancaire, cette réforme entraînera des modifications de règles
de gestion, des procédures internes et la mis en place de nouveaux systèmes
d'information. Elle aura un impact direct sur la manière dont les métiers
sont exercés, le type de produit vendu, l'orientation de la politique
crédit, la tarification… Toutes les banques sont aujourd'hui chargées
de la mise en œuvre de cette réforme réglementaire. En effet,
dès 2004, les banques pourront être contrôlées sur
la base de leurs propres dispositifs internes, notamment de notation de leurs
débiteurs. D'où un énorme travail de préparation
au sein de chaque établissement. Méthodes statistiques renforcées,
études, réflexion, analyse et construction de solutions adéquates
sont désormais au programme des équipes composées de banquiers
spécialisés dans le prêt aux entreprises, de statisticiens
spécialistes de la gestion du risque et de financiers. L'approche statistique
est utilisée pour quantifier tous les types de risque : risque de marché
hier (ils ont connu une réforme réglementaire partielle fin 90),
risque de crédits aujourd'hui, risque opérationnel demain. Ce
qui laisse imaginer que tous ces métiers destinés à mettre
au point des techniques d'évaluation du risque seront renforcés
dans les prochaines années.
Statisticien en analyse
sensorielle
Très souvent le consommateur ne sait pas donner les
raisons de ses préférences pour tel ou tel produit. Aimer "
pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément " sans pouvoir légitimer
son choix ou justifier son appréciation de l'aspect, de la texture, de
l'odeur, de la saveur d'un produit alimentaire par exemple est très fréquent.
C'est pourquoi, l'industrie agroalimentaire, les fabricants de cosmétiques,
l'industrie automobile… font de plus en plus appel aux techniques d'analyse
sensorielle. Les directions R&D des entreprises développent l'analyse
sensorielle dans le but d'obtenir des descriptions des produits qui sont fabriqués
et les services marketing possèdent sur ces mêmes produits des
données de préférence. Disposer de techniques permettant
de rapprocher les deux démarches en fusionnant les deux groupes d'information
constitue un progrès significatif dans l'adaptation des produits au marché.
La préférence mapping ou cartographie des préférences
est l'outil statistique qui permet ce rapprochement. Schématiquement,
la méthode consiste d'une part, à réaliser des profils
sensoriels de produits à l'aide de jurys d'experts spécifiquement
entraînés pour décrire précisément et exhaustivement
les produits et, d'autre part, à interroger des consommateurs "
représentatifs de la population cible " sur leur niveau d'appréciation
de ces mêmes produits. La fusion des deux jeux de données et leur
analyse permettra d'expliquer en termes objectifs et quantifiables ce qui dans
les produits justifie leur " attirance " ou leur " rejet "
par les consommateurs. Munis de ces cartographies des préférences,
les directions R&D peuvent ainsi faire évoluer les produits vers
tel ou tel groupe de consommateurs.
Statisticien en traitement
d'images par ordinateur
Un pôle de développement où les compétences
du statisticien deviennent particulièrement déterminantes est
la recherche en traitement d'images par ordinateur qu'il s'agisse des secteurs
de recherche académiques ou industriels. Les premiers travaux en la matière
(reconnaissance automatique de formes, de textes manuscrits, d'analyse de mouvement,
etc.) ont souvent fait appel à des solutions simples et intuitives où
la compétence initiale requise était alors surtout de nature informatique.
Elle est devenue progressivement insuffisante lorsqu'il a fallu faire face aux
modèles décrits qui nécessitaient cependant une mise en
oeuvre informatique des expériences. Ainsi, au cours des dernières
années, les traitements d'analyse d'images se sont développés
autour des modèles de Markov (champs de Markov en analyse du mouvement
apparent ou encore en restauration d'images, chaînes de Markov cachées
en reconnaissance d'écriture manuscrite), de l'Analyse factorielle (reconnaissance
de visages, de symboles etc.), ou bien de la compression d'images (en télévision
numérique par exemple). Cette dernière méthode s'appuie
sur des exploitations statistiques de résultats issus de la théorie
de l'information afin de ne diffuser que l'information utile et prépondérante
(codage entropique, "minimum description length"). Dans ces domaines,
une compétence affirmée de statisticien est devenu indispensable
pour accéder à une pleine compréhension de ces outils.
En outre, lorsqu'à cette compétence est associée une véritable
maîtrise de l'informatique, le profil devient alors particulièrement
adapté aux besoins des laboratoires de recherche concernés par
le traitement d'images.
Statisticien spécialiste
en épidémiologie
L'épidémiologie qui est l'étude des liens
existant entre les pathologies ou tous autres phénomènes biologiques
et divers facteurs socio-environnementaux (mode de vie, milieu ambiant ou social,
caractéristiques individuelles…) susceptibles d'exercer une influence
sur leur fréquence, leur distribution, leur évolution… se
nourrit très largement de méthodologies statistiques. De nombreux
organismes, en particulier l'INSERM, ont créé depuis longtemps
des unités de recherche en épidémiologie dans lesquels
de nombreux statisticiens travaillent.
Les épisodes parfois tragiques liés à
la maladie de la vache folle, aux poulets à la dioxine, à la listériose…
ont incité les instances sanitaires à développer de façon
massive des études d'évaluation des risques sanitaires tant dans
le domaine de l'épidémiologie humaine que de l'épidémiologie
animale. Dans d'autres secteurs comme celui de l'environnement, les risques
de pollution sont aussi très importants et peuvent avoir des conséquences
en matière de santé. Par exemple, l'augmentation régulière
du parc des incinérateurs consécutive à la progression
importante des ordures ménagères au cours des 20 dernières
années a conduit les Instances de contrôle à demander une
évaluation des risques de malformations congénitales d'origine
masculine et féminine liées aux émissions de polluants
tels les métaux lourds, les poussières et les dioxines. Ce travail
particulièrement complexe en raison de l'effet " temps " mais
aussi compte tenu des différences de situations entre zones exposées
et zones non exposées comporte des biais de confusion qu'il convient
d'identifier : trafic routier important surajoutant l'effet " dioxine ",
zones industrielles " brouillant " l'effet incinérateur…
autant d'écueils que le statisticien doit être en mesure de maîtriser
pour conduire son étude avec rigueur et apporter des résultats
non contestables.
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